Les salarié-e-s du Campanile à l’avant-garde

Les salariés de l’hôtel Campanile, qui sont pour l’essentiel des salariées, ont obtenu satisfaction ce 28 juin après 43 jours de grève. Face à une direction qui multipliait les manœuvres pour imposer au collectif de travail des conditions dont il ne voulait pas, réprimant les syndicalistes, suscitant la concurrence entre les salariées, isolant les plus combatives, verrouillant leurs perspectives, la cohésion et la solidarité n’ont rien cédé : la lutte n’a pas faibli depuis le lancement de la grève illimitée, le 16 mai 2017.

L’accord de fin de conflit réalise ainsi l’essentiel de leurs revendications : le passage de la mensualisation des femmes de chambre de 25 heures à 27 heures par semaine, la mise en place d’une organisation permettant l’expression des délégués syndicaux, le rétablissement des attributions de la déléguée sous-directrice de l’hôtel…

L’histoire retiendra de ces femmes qu’elles ont permis la première victoire salariale de l’ère Macron : elles ont pris la tête du vaste mouvement pour les salaires et la liberté au travail qui s’apprête à affronter les réformes patronales et leur escorte gouvernementale.

Bravo à elles, suivons partout leur exemple.

Commission féminisme du PCF

Publié dans Actualités, Vie militante

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